Auteurs

 

Fenyő, Miksa

"Ceux qui ont lancé Nyugat  n’avaient pas en tête un changement de droit constitutionnel, mais ils croyaient fermement à la nécessité de réformes radicales dans le domaine intellectuel. Car ils étaient convaincus que c’était la condition préalable à toute autre réforme. Ils n’avaient pas de programme de réformes organisé en différents points. Il n’avaient pas de pensée hautement conceptualisée sur la manière de créer le vrai citoyen, de libérer le pays du joug des comitats, d’obtenir une vraie constitution parlementaire, etc, etc. Ils n’avaient sous leurs yeux aucune charte de cette nature... Mais nous étions sûrs d’une chose, c’était que tant que la parole de ceux qui représentaient l’élite intellectuelle, à commencer par les écrivains, ne jouirait pas d’une considération telle que l’opinion nationale  voie dans leurs efforts l’expression d’un sentiment national, aucune réforme ne serait possible dans aucun domaine.”

Critique, rédacteur, juriste.
Miksa Fenyő obtient son diplôme de droit en 1899 à l’université de Budapest, puis il ouvre un cabinet d’avocat dans la capitale. Il est un des fondateurs de la revue Nyugat puis, de 1908 à 1917, un de ses rédacteurs. Avec ses critiques et ses essais, il prend une part active aux polémiques qui entourent Nyugat. D’abord comme deuxième secrétaire puis comme directeur général de la Fédération Nationale des Industriels, il fait beaucoup pour assurer la subsistance financière de la revue. Entre 1921 et  1929 il est collaborateur permanent puis, entre 1914 et 1925, coéditeur de  Nyugat. Il est député de 1931 à 1935. Il abandonne en 1938 son poste à la Fédération des Industriels. Il se cache à Budapest sous l’occupation allemande.  Du 24 juin 1944 au 17 janvier 1945, il tient un journal (Le Pays emporté, 1946). Il est président d’honneur de la Fédération Nationale des Industriels à partir de 1945 et en devient le directeur commercial. Fin 1948, il part à l’étranger, et vit d’abord à Rome, à Paris, puis à New-York à partir de 1953. Il déménage à Vienne en 1970. Il publie au cours de son émigration souvenirs et documents le liant à la revue Nyugat, qu’Erzsébet Vezér publie également en Hongrie dans une édition augmentée.